28.10.2011
Je m'indigne de la place des femmes dans la société
En 1944, une ordonnance d'Alger accorde aux femmes le droit de vote et le droit d'éligibilité. En 1946,le préambule de la Constitution pose le principe de l'égalité des droits entre hommes et femmes. En 1967, la loi Neuwirth autorise la contraception. En 1974, la loi Veil autorise l'IVG...
En 2007, quels résultats ? 18.5% de députées, 21.9% de sénatrices, 29.4% de ministres... (Je n'ai pas de sources pour mes chiffres ; puisqu'on trouve tout et n'importe quoi partout, ceux-ci me vont bien.)
Doit-on s'étonner devant de tels chiffres de l'évolution actuelle de notre société, de l'action politique qui se fait comme un combat de boxe, de l'exacerbation des tensions, de l'augmentation des violences et agressions physiques, de l'omniprésence de la force dans les relations humaines ? Monde d'homme, monde de brute ?
C'est entendu, pour nous les hommes, les femmes ne comprennent souvent rien. Cependant, il faut bien aussi admettre que, en se plaçant un temps de l'autre côté, ça veut dire que nous aussi, hommes, nous ne comprenons rien la plupart du temps. Ah si, c'est obligatoire, monsieur le macho du fond : la femme étant un être pensant et disposant d'un fonctionnement certes étrange, mais rationnel de son point de vue - si elles ne trouvaient pas ça normal, elles feraient autrement -, si nous pensons qu'elles ne comprennent rien, c'est que nous ne les comprenons pas, nous non plus. Donc, il y a deux manières de penser dans la sociétés et, l'absence relative de cette bipolarité au sein des gouvernement tend à déséquilibrer la société. Il faut une part de rationnel et une part d'irrationnel dans les choix politiques, économiques, etc. Sinon, quand tout devient maximisé, faussement rationnalisé, quantifié, mesuré, évalué... Ca finit par casser la société, qui ne veut plus continuer à avancer et se voit tout d'un coup menacée par un leader charismatique qui dicte sa politique comme des devoirs supérieurs tombés d'on ne sait où... Cf. notre président, hier sur FR2, qui, d'une part ne sait pas parler (aucune de ses phrases n'a de sens si l'on cherche réellement dans ses paroles une continuité entre le premier mot avec une majuscule et le dernier suivi d'un point) et qui, d'autre part, n'étant pas en campagne, se fait fort de continuer jusqu'au bout à faire le travail que les français (dont 70% qu ine croient plus en lui) l'ont chargé de mener comme un sacerdoce. Sarkozy, qui ne comprend rien et s'exprime dans un dialecte improbable, joue donc en France le rôle de la femme... Merkel fait donc forcément l'homme. voilà une bonne parité autour du moteur franco-allemand.
Il faut des femmes dans les rouages de la société ! Il faut accepter leurs discours et accepter qu'elles émettent un avis qui n'est pas masculinement acceptable. Cette parité brisera l'omniprésente croissance, qui est un dogme à abattre. Ce double discour retrouvé de l'homme murmurant des platitude au oreilles de la femme naïvement prise dans ce jeu de dupe qui lui répond par des rouronnement de chatte émoustillé, ce sera la voie frissonnante de la liberté retrouvé et dela fin de la guerre des sexes commencée dans l'après-guerre le jour ou une femme a découvert le feu et fait bruler son soutien-gorge.
Il faut mettre fin aux quotas qui ne servent à rien ! Que signifient-ils ces quotas unilatéraux, imposant des femmes sans jamais s'attaquer aux obligations des hommes ? Ils ne sont que des barrières, instituant les femmes en sous catégorie de la population - au même titre que le français dans le rock - et protégeant les hommes d'une surreprésentation féminine dans le monde professionnel. TAnt que les femmes se battent pour ces droits, les hommes sont peinard à la maison. Mais... Les hommes doivent participer à l'éducation, à 50% avec la mère fut-elle névrosée et hystérique, des enfants qu'il a éjaculé. L'homme doit nettoyer les chiottes et participer à 50% aux charges du foyer. L'homme doit avoir le même salaire qu'une femme pour un poste équivalent, cela lui fut-il difficile et risquant de dévaloriser son égo...
... Pour ce qui est des salaires, les hommes les plus payés doivent s'harmoniser avec les femmes les plus payées. C'est une proposition de rééchelonnage simple pour l'ensemble de la société : l'homme le plus payé voit son salaire descendre au niveau de la femme la plus payée. Le second homme le mieux aura le même salaire que la seconde femme la mieux payée... Etc, jusqu'au dernier parasite social dont parle le gouvernement. D'une pierre deux coups : baisse des salaires et égalité de rémunération des sexes. Il serait temps que, dans ce monde, le fric ne soit plus LA référence.
J'ai une autre idée, un peu audacieuse pour la France (ahah), mais qui aurait un double mérite, celui immédiat, sur la parité des sexes dans le monde du travail et, tout aussi immédiat, la fin du chômage. C'est une sorte de deuxième étape : après le grand nivellement précédent, il suffit de doubler chaque personne en poste par une seconde de sexe opposé. C'est facile pour la rémunération : à responsabilités égales, salaire égal. On peut dès lors ré-envisager les 35h. Et même les 25h ! CA dégagera du temps pour les couples avec enfant.
On plaisante, on plaisante, mais il y a plus important concernant la place des femmes en France... Et c'est lié à la publicité omniprésente dans les rues, les métros, les arrêts de bus, les téléviseurs : que les femmes cessent de vendre leurs corps à l'industrie marchande ! Qu'elle fasse de la résistance à la vente sur papier glacés de leurs corps ondulants ! Qu'elles disent non à cette prostitution qui ne dit pas son nom, à cette xploitation de leurs seins !
Mettre une belle femme sur une pub pour un produit de luxe qui poussera les masses à rêver d'un monde mieux payé, c'est comme de voir "A wonderfull world" d'Armstrong recouvrir une voiture rutilante vendue en série. C'est dégoutant.
J'en ai marre de voir les femmes se laisser ainsi faire. Bien sûr c'est dur de vivre et parfois, certaines doivent vendre leurs culs. Mais faut-il qu'à la suite de ses corps qui ouvrent nos appétits et déchaînent les pulsions de notre espèce, la mère maquerelle en chef, la publicité, et sa horde de macs financiers, nous rassasient finalement avec des merdes consommatoires qui n'ont rien à voir avec du sexe ?
Parce que c'est là, l'enjeu de fond de ce système : on nous excite avec des femmes parfaites et des hommes magnifiés, on nous a mis plein de règles morales dans le caleçon... Et on s'en sert aujourd'hui en nous donnant un exhutoire, un iphone5, une nouvelle bagnole, un nouveau film. C'est pour cela que l'acte consommatoire n'est pas satisfaisant... C'est un succédané. La consommation, c'est l'aspartame du sexe.
Deleuze finira-t-il par être repris par l'entreprise mondiale de détournement des pensées à des fins commerciale ?
15:23 Publié dans Famille, Loisirs/Culture, Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : indignés, sexisme, deleuze, pub, parité



